Orientation

Après la khâgne

Débouchés post-khâgne
Licences et Masters (accessibles aux anglicistes)

MAI 2018 : TOUT CE QUI SUIT EST A VERIFIER SOIGNEUSEMENT SUITE AU MOUVEMENT D’OCCUPATION DE CERTAINES FACS
Introduction
Face à la multiplication et à la diversification de vos projets d’étude, voici un bref aperçu de l’offre universitaire en L3 et masters qui vous est proposée. Les Ecoles de commerce et autres IEP sont pour l’instant hors champ car en général vous arrivez mieux à vous repérer sur leurs sites et ils savent mieux mettre en valeur leurs parcours.

Comment s’y prendre
Vos horizons ne seront pas les mêmes que vous soyez cube ou carré, tête de classe carré envisageant un cubage au cas où vos résultats ne seraient pas à la hauteur de nos espérances communes, ou toujours indécis même après deux ans de prépa et une année de spécialisation.

Première étape : identifiez là où vous souhaitez être (ce que vous imaginez que sera votre vie) dans 3 ans pour les carrés, 2 ans pour les cubes, puis cinq ans plus tard, voire 10 ans après votre sortie du système universitaire.
Il n’y a pas de bonne réponse à cette question, laissez parler votre imagination et vos envies (sans être complètement irréaliste non plus : si vous devez rentrer à Villefranche de Rouergue tous les week-ends parce que sinon le cassoulet de maman et les copains vous manquent, partir étudier en Nouvelle-Zélande n’est peut-être pas la meilleure option…).
N’oubliez pas non plus les impondérables qui peuvent faire bifurquer le plan d’études le mieux pensé (tomber amoureux/se d’un(e) autochtone lors de l’année d’assistant / lecteur / Erasmus est un classique du genre, excellent pour l’amitié entre les peuples et vos compétences linguistiques, mais cela peut vous amener à repenser votre plan de carrière !).

“Take a chance. Don’t be afraid of what you don’t know. And don’t fall in love with Plan A.”
–Huma Abedin, Hillary Clinton’s deputy chief of staff, reflecting on what her mother told her.

Deuxième étape : renseignez-vous vraiment sur les métiers / carrières possibles, même celles qui a priori ne vous tentent pas (comme l’enseignement, au hasard…). Se renseigner vraiment cela veut dire apprendre à connaître les parcours de gens qui exercent ces professions (vos professeurs, les anciens de la classe qui ont choisi cette voie ou toute autre voie d’ailleurs, vos proches, mais aussi les gens que vous rencontrez au hasard des démarches de la vie quotidienne : le jeune conseiller clientèle de votre banque, par exemple). N’ayez pas peur : la plupart des gens adorent parler d’eux et seront flattés que vous vous intéressiez à leur parcours; n’hésitez pas à vous renseigner aussi sur les salaires (un loyer, cela se paie!), et surtout, demandez aux gens ce qu’ils aiment et ce qu’ils n’aiment pas dans leurs métiers : la réponse à ces questions est souvent très éclairante.

Un lien local : Toulouse Jean Jaurès
et un autre outre-Manche: Service carrières de l’université du Kent

 

géographie

Troisième étape : A nous Internet et les sites sibyllins des facs, avec leurs intitulés à peu près aussi excitants et lisibles que l’organigramme du PCUS à l’époque Brejnev (j’exagère à peine!). Pour savoir si le diplôme que vous visez a une véritable valeur académique, le site de l’AERES (l’agence d’évaluation des universités) s’avère très précieux (Je dois à Patrick Morvan, Professeur de Droit à Assas, et à sa remarquable page de conseils aux candidats juristes en M1, ce « tuyau ». Cette note se veut une modeste adaptation de son travail à notre domaine, mais n’hésitez pas à consulter son blog, les conseils qu’il y prodigue sont très judicieux pour tout le monde).

Comme vous avez moins de temps qu’un étudiant de L2 ou L3, j’ai effectué un premier tri, mais je vous invite à aller voir par vous-mêmes bien sûr.

Les classements et autres palmarès, ainsi que la presse, sont d’autres sources d’information utiles. J’y vois néanmoins deux inconvénients :

Les classements sont souvent sujets à caution (à part celui du Financial Times pour les MBAs, et encore…). M. Morvan cite celui-ci comme fiable : http://www.meilleurs-masters.com/. Il a l’inconvénient d’être déclaratif, donc à croiser avec d’autres éléments d’appréciation…
La presse n’est pas neutre. L’Etudiant vit aussi de la publicité que lui font les écoles etc. Le Monde, Le Figaro,  L’Obs colorent leurs informations à l’aune de leur affiliation politique générale. En particulier Le Monde et L’ Obs. ont un peu trop tendance à mon goût à ne jurer que par l’université et les « pépites » (the buzzword!) qu’on y déniche. Je ne dis pas que ce soit faux, mais ils posent rarement la question qui fâche, à savoir celle des débouchés professionnels et du taux réel d’embauche à 6 mois de la fin du diplôme (je ne ris pas, j’ai vu des directeurs de masters de LEA faire, dans les colonnes du Monde, l’éloge de leur taux d’embauche de 80% après 30 mois !!!)

Dans les pages qui suivent, vous trouverez un premier tri des licences puis des masters qui m’ont semblé pertinents pour vous en fonction des critères suivants : proximité géographique OU université de bonne notoriété ET évaluation AERES.

LES LICENCES

TOULOUSE
•Licence LEA (Toulouse II): le parcours fléché sourds et malentendants est très valorisé; le parcours non sélectif affaires et commerce semble efficace en L3. Cela dit, l’articulation entre vos études en CPGE et la LEA est peu évidente. Il me semble qu’une entrée en Ecole de commerce au niveau L3 serait plus judicieuse compte tenu de votre parcours initial, mais souvent vous vous réveillez trop tard pour la BEL. Dans ce cas, faire sa licence en fac et intégrer via le concours passerelle est une option tout à fait réaliste.
•Licence LLCE (Toulouse II): ils sont moins circonspects que pour la LEA mais la note ne dépasse pas B. Elle couvre toutes les langues, ce qui lui ôte de sa pertinence car certains départements sont meilleurs que d’autres, et semble en grande partie être liée au fort taux d’échec en première année, ce qui ne vous concerne plus. Cela dit, les retours de vos camarades qui ont suivi des cours ne sont pas négatifs, et l’université facilite vraiment vos départs à l’étranger (je n’ai pas dit les démarches, nuance!!). Comme pour la LEA, le problème de l’insertion professionnelle est soulevé.

LYON : Lyon II et Lyon III
•Licence LEA (U. Louis-Lumière, Lyon 2) : très bien notée (A); stage obligatoire, bonne insertion dans le tissu économique local.
•Licence Information et Communication (U. Jean-Moulin, Lyon 3).
Reçoit la mention A; sélective (36 inscrits); semble bien organisée et vraiment professionnalisante.
•Licence Etudes Anglophones (U. Louis-Lumière, Lyon 2) : excellent département (A); qui couvre tous les champs de l’anglistique. Très tourné vers les métiers de l’enseignement.

PARIS
PARIS IV (Sorbonne)
•L3 Information et Communication : correspond à la première année du CELSA; sélectif; bien noté
•la L3 d’anglais est bien notée aussi, mais, à moins que les choses aient changé, les locaux sont assez vétustes!
PARIS 7 – Denis Diderot
La L3 d’anglais est bien notée (A); particularité de cette fac, très réputée pour son département d’anglais (j’y ai fait une partie de mon cursus et je confirme!) et sa préparation à l’agrégation (une ancienne de la classe fait partie des lauréats de 2013), elle propose une palette de langues asiatiques sans égale sur Paris (hors INALCO).

Les MASTERS

TOULOUSE (Toulouse-II)
•MASTER Langue et cultures étrangères bien noté (A). Entre Paris III et Toulouse, cette dernière n’est pas forcément un mauvais choix, loin de là (sauf si vous avez vraiment envie de changer d’air!)
•Master Information-Communication, spécialisation dans l’édition numérique (limité à 15 places); bien noté ; des débouchés professionnels.

GRENOBLE (Université de Grenoble 3 – Stendhal)
Master LEA traduction spécialisée multilingue (A+) : appréciation très élogieuse; visiblement très bonne insertion professionnelle des titulaires.
LYON (U. Louis Lumière)
Dans la continuité de la très bonne licence, un peu comme pour P. 7
PARIS:
Offre très dense évidemment. Paris 7 est sans doute la fac qui tire le mieux son épingle du jeu des évaluations. Il est évident que les corps enseignants de PIII et IV sont excellents et pointus, et la Sorbonne (ancienne ou nouvelle) est en train de dépoussiérer ses cursus et image. Cela dit ils ont encore des progrès à faire sur leur présence en ligne.
Me consulter au cas par cas en fonction de votre projet pour Paris III, IV, 7 et X.

Le Diplôme de l’ENS

Nouvelle formation dont nous connaîtrons les modalités exactes en mai : http://www.ens-lyon.fr/admission-sur-dossier/